Qu’est-ce que le bootfitting ? Le bootfitting est l’ensemble des techniques qui permet de réaliser et d’adapter une chaussure de ski à son skieur.

Comme vous le savez, chaque pied est différent et mérite d’avoir une chaussure adaptée à sa morphologie pour un maximum de plaisir sur les skis.

Pour faire du ski, il faut que le pied soit à plat pour que le ski soit à plat et glisse. Tout le monde n’a pas une morphologie de pied identique, le bootfitting va alors être un procédé pour arriver à ce que le pied soit à plat et maintenu. Le bootfitting consiste donc à trouver la chaussure parfaite, à l’adapter à un pied précis pour un maximum de contrôle et de précision sans douleur. Le pied est la partie la plus sensible de notre corps, on compte plus de 70 000 capteurs sensoriels et terminaisons nerveuses pour 26 os, le bootfitting est un véritable travail d’orfèvre en plusieurs étapes.

L’analyse du pied :

La première étape du bootfitting consiste à analyser le pied du skieur pour déterminer sa morphologie. Est-ce un pied plat ou un pied creux ? Un pied pronateur ou supinateur ? Et regarder éventuellement s’il y a des pathologies particulières (excroissances, déformations. En fonction de ces éléments, on va pouvoir alors choisir un type de chaussure, avant de travailler dessus pour la rendre unique pour un pied unique.

Les différents types de pied :

Le pied physiologique : « Le parfait », le meilleur pied pour la pratique du ski avec une répartition équilibrée entre le calcanéum, les métatarses et le soutien de la voûte plantaire.

Le pied creux : un pied qui ne supporte que trois appuis et donc sujet aux crampes et aux brûlures, en général pour les sportifs le pieds d’appui (football, rugby, handball).

Les pieds plats : à l’inverse du pied creux, un pied avec trop de répartitions d’appui et qui manque de tonicité, très sujet aux crampes. Un pied de plus en plus courant avec la mode des « sneakers ».

Le choix de la chaussure :

Pour choisir sa chaussure de ski, il faut se baser sur différents critères : la pointure (taille mondopoint en centimètre), la hauteur du coup de pied, la largeur métatarse, la pince talon, la taille des malléoles.

Mais aussi en fonction du niveau du skieur. On partira sur une chaussure plus souple pour un débutant avec moins de flex et plus on va vouloir de la précision, plus on va chercher de la rigidité et un indice de flex plus élevé.

L’indice de flex est déterminé par le fabricant et sera différent d’une marque à une autre, il dépend de la méthode de construction. Ses informations vont permettre au bootfitter de choisir la meilleure chaussure parmi tous les modèles de tous les fabricants.

Chaussure de ski K2 BFC 105

Le travail de la semelle en bootfitting :

Une fois le type de pied défini et la chaussure choisie, la première étape du bootfitting consiste à enlever la semelle fournie par le constructeur dit « la semelle de propreté » pour la remplacer par une semelle faite sur mesure à partir de l’empreinte de la voûte plantaire du skieur. On crée ainsi une semelle anatomique qui va venir soulager les points d’appui.

La personnalisation du chausson :

Le chausson est composé de différents matériaux d’isolation et de renfort qui permettent de transmettre les appuis du pied vers la coque sans douleur. Le bootfitter va alors personnaliser le chausson, le thermoformer pour l’adapter le mieux possible au pied. Selon la qualité du chausson, il est possible de l’adapter à différents endroits ou sur la totalité du chausson. Aujourd’hui, la majorité des chaussons d’origine sont thermoformables.

La personnalisation de la coque pour le bootfitting :

Dans le cas d’excroissances particulières, internes ou externes, une déformation de la chaussure est nécessaire. Il faut alors chauffer la chaussure et à l’aide de différents types de vérins, écarter la chaussure millimètre par millimètre à un endroit déterminé. Toute modification à un endroit sur la coque aura une répercussion sur un autre endroit.

C’est toute la difficulté du travail sur la coque, il faut trouver le juste équilibre.

Gérer le serrage :

Si vous ne serrez pas bien vos crochets, votre journée de ski peut se transformer en un véritable cauchemar. Une chaussure de ski se serre au fur et à mesure de la journée. Si vous partez crochets serrés au maximum dès la première heure, votre journée risque de se terminer très tôt.

En effet, avec l’altitude et le froid, l’afflux sanguin est envoyé en premier lieu aux organes vitaux (cerveau, poumon, coeur, organes génitaux…), tout ce qui n’est pas vital est alors délaissé. Pour compenser ce manque d’afflux sanguin, les veines vont alors gonfler et votre pied aussi. Il faudra alors adapter le serrage des crochets en fonction de la température et de votre activité.

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